Biographie de Said Mosker

Dans « Dima Kaïne », Saïd Mosker (ou Said Mouskir ou Moskir )a voulu dire,
avec des mots et des rythmes, qu’il n’a jamais quitté la scène artistique. Son
absence durant les quatre dernières années était également consacrée à la
musique, mais composée pour les autres chanteurs. Rencontre avec un jeune
artiste qui tient à sortir des sentiers battus, en osant un subtil mélange entre
différents styles musicaux.
Saïd Mosker revient sur la scène artistique
nationale. Il y revient, avant tout autre chose, pour dire qu’il ne l’a jamais
quittée. Et ensuite pour présenter à son public, le fruit de plus de 15 ans de
carrière, « Dima Kaïne » (Je suis toujours là). Une manière comme une autre pour
cet artiste casablancais d’entretenir de mystérieuses relations avec des fans
qu’il avait conquis dans les années 1980, avec son « Ghitouni ». Un album
réalisé entièrement par l’artiste et qui n’avait été considéré en tant que tel
que par une seule maison de production.
À la tête de cette dernière,
trônait le premier homme qu’il a cru en lui et en son talent, Malek. C’est le
début d’une série de travaux en commun qui, au fil du temps, s’est transformée
en une solide amitié. D’ailleurs, les deux artistes s’apprêtent actuellement à
lancer sur le marché leur premier duo. « Cela fait longtemps que nous
travaillons ensemble surtout pour des causes purement humanitaires ( Sida,
Palestine, handicapés…) et l’on a finalement, au bout de 15 ans de connaissance,
décidé de mettre au monde un duo ! », annonce l’air jovial, Saïd Mosker. « Dima
jamais » est la chanson qui rassemblera, pour la première fois, ces deux
artistes à la complicité évidente.
Si Malek l’avait soutenu et aidé au
début à entamer une carrière dans le monde de la chanson, c’est parce qu’il a
détecté dans son style musical quelque chose « d’avant-gardiste ». « En écoutant
les chansons de « Ghitouni », Malek a été, à la fois, enchanté et abasourdi. Mon
album, avait-il dit à l’époque, est un mélange subtil et surtout avant-gardiste
de plusieurs genres musicaux : raï, reggae, funk et chaâbi », se souvient-il. Et
c’est ce style-là en fait qui distingue Saïd Mosker des autres artistes de sa
génération. Une règle si simple qu’il a encore une fois appliquée dans son tout
dernier album, « Dima Kaïne ». On ne change pas une formule gagnante. D’autant
plus que Saïd Mosker a plusieurs cordes à son arc : « Guitare, batteries,
piano…Je maîtrise l’ensemble des instruments musicaux, sauf le violon ». Son
expérience et ses connaissances se sont enrichies lorsqu’il a travaillé, de 2000
à 2004, en tant qu’ingénieur de son dans une maison de production casablancaise.
« C’était vraiment une occasion en or, puisque j’avais travaillé avec de
multiples chanteurs de divers genres artistiques.
Du chaâbi au rai, en
passant par le berbère, j’ai touché à tous les styles musicaux marocains »,
dit-il avec un brin de fierté. Avant de se consacrer à l’ingénierie du son et de
mettre en veilleuse sa carrière de chanteur, Saïd Mosker avait séjourné en
France, depuis 1996. Et c’est à l’Hexagone où il avait donné la pleine mesure à
son art, en s’associant au célèbre Hamid Bouchnak.
De tournée en tournée,
le duo a même pensé à fonder son propre studio. Le rêve s’est concrétisé à
Lilles, où Hamid Bouchnak et Saïd Mosker ont enregistré les chansons de jeunes
musiciens maghrébins. L’aventure entamée par ces deux artistes avait pris fin,
en 1998, avec le lancement de « Ma Tfahemnach ». Prémonitoire ?! « Il faut noter
que cette chanson a connu un succès fou. C’est vrai que cet album est le dernier
travail qui nous a rassemblés, mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes
plus des amis », précise-t-il. Saïd Mosker est de ceux qui ne cessent de
chercher de nouvelles aventures. D’ailleurs, il est en train de se préparer, en
catimini, pour se lancer dans un nouveau et ambitieux projet. Tout ce qu’il
consentît de dire est qu’il s’agit d’une collaboration avec le grand chanteur
algérien du raï, Faudel. Saïd Mosker promet à ses fans une belle surprise.
|